vendredi 10 février 2012

Les bonnes nouvelles du jour

Il est 16h00 et j'arrive tout juste de l'hôpital. Voilà pourquoi j'écris si tard. Désolée pour tous ceux qui attendaient de mes nouvelles!

D'abord, j'ai eu une excellente nouvelle: mon endomètre est à 8 mm et la membrane est belle, triple feuillet et tout. YOUHOU!!! Je n'ai JA-MAIS atteint un tel résultat auparavant. On peut donc dire que la combinaison acupuncture, ostéopathie, yoga, auto-hypnose, visualisation et "positive attitude", en plus de ma tonne d'hormones, est gagnante!

Pour ma donneuse, nous avons appris aujourd'hui que ces ovaires seraient de type polykystiques. Ils sont donc partis en fous: elle a une vingtaine de follicules de chaque côté (pauvre elle!), mais ils sont encore petits. Comme elle semble se diriger vers de l'hyperstimulation, ils veulent faire la ponction le plus rapidement possible. Elle doit diminuer sa dose de médoc ce soir et nous retournons demain matin à l'hôpital pour un autre écho de contrôle. Nous en saurons plus à ce moment-là, mais il y a de bonnes chances pour que la ponction ait lieu lundi. Par contre, comme les follicules sont encore petits, on va espérer obtenir un nombre quand même intéressant d'ovules matures.

Je refuse toutefois de m'inquiéter à ce propos. Je suis dans une très bonne phase ces temps-ci. Je suis d'excellente humeur, tout me réussi et, en plus, je suis vraiment mardeuse (ce qui veut dire, en bon québécois, que j'ai vraiment beaucoup de chance). Entre autre, j'ai gagné hier soir un super prix de présence lors d'une soirée bénéfice. Je vous promet de vous en reparler bientôt, c'est vraiment un prix à faire saliver de jalousie toutes les filles!

Je suis donc sûre que tout va se dérouler pour le mieux. Je reviens demain en fin de journée pour la suite des choses...

vendredi 3 février 2012

Grand départ

Hier, c'était au tour de ma fée-donneuse de faire son echo de base. 

Après une longue attente (ils avaient perdu son dossier!), nous avons eu de bonnes nouvelles. Tout est au repos, il n'y a pas de kystes: elle a le feu vert pour débuter les injections.

On peut donc dire que cette FIV-do est officiellement lancée. 

Pour ceux qui nous encouragent, je vous propose 2 cris de ralliement:
  • "go go go les follicules" pour la donneuse (mais bon, ici, il ne faut pas crier trop fort quand même. Étant hyperfertile, il ne faudrait pas qu'elle refasse de l'hyperstimulation comme lors de son premier don. Alors, on encourage, mais doucement!) 
  • "go go go l'endomètre" pour moi (pour celui-là, par contre, vous pouvez y aller à fond la caisse. Notez bien que ce n'est pas parce qu'il ne veut pas, mon endomètre, mais disons qu'il est parfois un peu dur d'oreille. Alors, n'hésitez pas à crier allégrement ici!).
La suite: nous avons toutes les deux notre prochain rendez-vous le 10 février. Nous espérons de beaux résultats et une belle synchronisation.

Bon week-end à tous!

mercredi 1 février 2012

Mon blog change de nom

J'ai toujours été une petite fille obéissante, toute petite déjà et encore aujourd'hui. Et comme j'aime beaucoup ma maman, je veux toujours lui faire plaisir. Voilà pourquoi je change aujourd'hui le nom de ce blog.

Pour ma part, j'aimais bien mon ancien nom: "Au bébé qui ne viendra pas d'une cigogne". Je trouvais ça mignon. Mais je n'avais jamais vraiment remarqué que, parce qu'il était assez long, ce nom s'écrivait sur 2 lignes.

Ma mère, elle, l'avait remarqué. Et chaque fois qu'elle venait faire un tour sur mon blog, elle voyait surtout la première ligne qui clamait "Au bébé qui ne viendra pas" !!!

Ça fait près d'un an que mon blog est ouvert et elle m'a avoué hier que depuis tout ce temps, le nom de mon blog l'agace. Et maintenant que nous sommes dans le dernier droit, que l'on fait appel à tout le positif possible dans nos vies, elle n'a pas pu résister et m'a suggéré de changer le nom de mon blog.

Dans le fond, elle a bien raison. Quand j'ai regardé attentivement la page d'accueil du blog, j'ai eu un choc: c'est vrai qu'on voyait surtout la première phrase, c'est vrai que ça faisait très négatif. Je ne veux surtout pas m'adresser "Au bébé qui ne viendra pas" !!! Je me suis donc ralliée à son opinion.

Après mûres réflexions, il me fait donc plaisir de vous souhaiter la bienvenue sur le blog: "Au bébé qui viendra de l'amour... et d'une boite de Pétri!".

"Au bébé qui viendra de l'amour", parce que cette histoire est réellement une histoire d'amour: amour entre l'Homme et moi qui s'est approfondi tout au long de ce parcours, amour de nos familles, de nos proches et de tous les gens qui nous encouragent. Et ce qui ajoute maintenant une touche de magie à tout cela, c'est l'amour de notre fée-donneuse et de toute sa famille qui travaillent fort pour nous aider à réaliser notre plus grand rêve.

"... et d'une boite de Pétri", parce qu'il faut bien l'admettre, nous n'y arriverons pas sans la science. Ce qui me fait dire que nous sommes vraiment privilégiés d'être nés à cette époque!

En espérant que ce nouveau nom nous portera chance!

PS: Fabienne, j'ai tenté à 2 reprises de te laisser un comm' sur ton blog sans succès. Je me réessaierai ce soir, mais sache que je pense à toi très fort en ces durs moments de réminiscence. Douces pensées par-delà l'océan.

mardi 31 janvier 2012

Je n'ai pas de temps à perdre avec ça!



Hier, je vous parlais de Louise et de son analogie avec le marathon.

Elle m'a aussi laissé une phrase pour m'aider à me centrer.

"Je n'ai pas de temps à perdre avec ça!"

Je m'explique.

Dans les derniers mois, j'ai beaucoup pensé aux "et si ça ne marchait pas", "et si nous n'avions jamais d'enfants" et aux "comment vais-je faire pour continuer à respirer, à vivre", "comment vais-je faire pour (re)trouver un sens à ma vie".

J'appréhendais le choc, la vague de douleur, la peine, le deuil.

Comme je le disais dans mon message d'hier, Louise m'invitait vendredi dernier à me recentrer, à ne plus m'éparpiller, à rassembler toute mon énergie et tout mon espoir vers un seul but: la FIV-do en cours.

C'est pourquoi elle m'a suggéré, à chaque fois que des idées du style "et si ça ne marchait pas" montait dans mon esprit, de me dire "oui, c'est une possibilité; mais là, actuellement, je n'ai pas de temps à perdre avec ça" et de remettre cette idée dans un p'tit tiroir de mon cerveau.

SI, et seulement si, j'en arrive là, je regarderai les options et je ferai face au deuil. Mais maintenant, je ne pense plus à ça, je me concentre sur l'espoir, sur un endomètre parfait, sur de magnifiques embryons, sur une belle grossesse et sur un (ou deux) magnifique(s) bébé(s) qui arriva(eront) juste à temps pour les 40 ans de l'Homme.

Et encore merci à vous pour tous les messages d'encouragement reçus par courriels, par téléphone ou sur mon blog. Je sens vraiment qu'on ne courre pas tout seul, que la foule est dernière nous et ça me donne des ailes...

lundi 30 janvier 2012

Un fil d'arrivée au loin...

Vendredi dernier, je suis allée voir Louise. Au départ, j'ai consulté cette femme extraordinaire pour qu'elle m'aide à me rééquilibrer, à me réenligner, moi qui me sentais tellement à côté de mes souliers après mes premiers traitements. Maintenant, je vais surtout la voir parce que lui parler me tellement fait de bien, parce qu'elle m'aide à voir l'essentiel. C'est donc avec bonheur que j'ai parcouru vendredi dernier les 80 kms qui nous séparent pour la voir.

Comme je ne l'avais pas vu depuis juin 2011, j'avais beaucoup de choses à lui raconter: le deuil de mon dernier échec, les réflexions par rapport au don d'ovules, la joie d'avoir trouvé une féé-donneuse si extraordinaire. Puis, je lui ai parlé de mes journées grises et de mes journées roses. Je lui ai aussi parlé de mes doutes suite aux mauvais résultats obtenus à l'automne dernier. Du fait que je me demandais si la vie n'essayait pas de me faire comprendre que je n'étais simplement pas due pour avoir des enfants, que je me demandais parfois si je ne m'acharnais pas pour rien.

Et là, elle m'a dit que non, la vie n'essayait pas de me faire comprendre qu'il fallait que j'abandonne, au contraire. Elle m'a dit que la vie m'invitait à persévérer. Elle m'a comparé au coureur de marathon. Depuis le début des traitements, nous courrons un marathon. Et là, la fin est toute proche, je vois le fil d'arrivée au loin. L'heure n'est pas encore au réjouissance, la course n'est pas finie. Mais l'heure n'est pas non plus à l'abandon, pas si près du but.

En continuant l'analogie, elle me disais que j'étais fatiguée d'avoir tant couru, que je sentais l'envie de tout arrêter. Mais qu'il fallait que je rassemble mes forces pour un dernier effort. Elle a aussi ajouter que, comme le marathonien, je pouvais aussi puiser de la force dans les encouragements de la foule.

J'ai aimé son image. Elle a raison, je dois rassembler mes forces, je dois fournir ce dernier effort, je ne peux pas abandonner si près de la ligne d'arrivée. Je sais que j'ai encore assez de force, assez d'espoir en moi pour terminer ce parcours. Et je vais écouter les encouragements de la foule, je vais ouvrir mon coeur à tous les messages de support et d'espoir que je reçois de toutes parts.

Merci à ma famille, à mes ami(e)s, à mes proches, à ma fée-donneuse et à mes copinautes, qui me supportent depuis si longtemps. Je sais que je ne me serais jamais rendue aussi loin dans mon parcours sans vous. Et aujourd'hui, encore une fois, je fais appel à vous, à votre aide, à votre support. Je sais que vos ondes d'espoir et vos encouragements vont m'aider à me rendre jusqu'au bout. Merci d'être là!

                                    Une ligne d'arrivée qui se dessine à l'horizon...

PS: L'écho de ce matin a montré que le suprefact a bien fait son boulot. Je débute donc l'estrogène aujourd'hui pour épaissir mon endomètre. C'est à suivre...!

lundi 23 janvier 2012

Comme çi, comme ça

Je ne suis pas très assidue sur mon blog. D'un côté, je trouve ça dommage, mais de l'autre, je ne suis visiblement pas très inspirée ces temps-ci.

Pendant les mois d'attente, ça pouvait s'expliquer par le fait que je n'avais rien de bien excitant à raconter. Mais là, j'ai tout de même débuter les injections de blocage depuis une semaine, et toujours pas d'inspiration en vue.

C'est peut-être parce que je me sens comme çi, comme ça ces temps-ci. J'ai vraiment des jours avec et des jours sans, des journées grises et des journées roses.

Certains jours, quand je pense à mes 3 FIV, à mon TEC et à mes 2 cycles de simulation, tous négatifs ou complètement pourris, je ne vois pas trop pourquoi et par quel miracle ce dernier essai serait différent.

Mais certains jours, je pense aux supers ovules de ma donneuse et je me dis que ça va faire toute la différence du monde. Je me dis que ses ovules hyperfertiles vont surmonter aisément toutes les merdes que mon corps pourrait encore inventer.

Certains jours, toutes les belles histoires des autres filles, celles qui terminent par des +, de belles grossesses et de magnifiques bébés me font sentir encore plus seule. Je suis alors persuadée que je serai celle qui restera à jamais sur le quai.

Mais certains jours, ces histoires miraculeuses me donnent tellement d'espoir, me montrent que tout est possible et qu'il faut s'accrocher au rêve.

J'ai surtout l'impression que tous mes systèmes de défense sont grands ouverts. En fait, je suis morte de peur. Quand je pense que c'est mon DERNIER essai, j'en ai le souffle coupé. Je pense que j'essais juste de rester réaliste, que j'essais simplement de me protéger.

Il y a des jours où je pense réellement que l'épreuve de l'infertilité m'a fait cheminer en tant que personne et aussi en tant que couple. Mais il y a vraiment des jours où être infertile, ça fait juste chi*r!

vendredi 6 janvier 2012

Une banlieue comme les autres... ou peut-être pas!

J'habite une banlieue nord-américaine comme il en existe des milliers sur ce continent.

Pour moi, la banlieue est souvent triste, avec ses rues et ses maisons qui se suivent et se ressemblent. La banlieue est souvent froide, car on y connaît peu ses voisins et on s'y déplace surtout en voiture car les commodités sont loins.

Sur certains aspects, ma banlieue ressemble à tant d'autres.

Mais sur d'autres, ma banlieue est surprenante et belle, avec son coquet quartier historique, son marché d'agriculteurs et sa rivière secrète, ma rivière secrète.

Grâce à mon chien, j'ai découvert que juste au coin de chez moi se cache, dans un petit boisé, une magnifique rivière. Cette rivière est encore à l'état sauvage, non-aménagée et elle est d'une beauté incroyable. Chaque jour, je marche sur sa berge avec mon chien et chaque jour, je suis surprise par une nouvelle façon qu'a le soleil de faire miroiter l'eau, par la beauté de la neige sur les branches, par les couleurs de l'automne.

La ville désire aménager les berges de cette rivière. J'espère que ce projet ne verra jamais le jour. Car il détruira cette beauté sauvage, il détruira ce dernier bastion de nature dans une région fortement urbanisée.

Tout juste avant Noël, nous avons eu droit à une belle chute de neige. Et cette neige s'est déposée sur chacune des branches de chacun des arbres du petit boisé. Avec le soleil du matin de Noël, c'était à couper le souffle. Je vous laisse sur ces belles images de ma rivière et de mon chien, deux sources de bonheur quand la vie se fait plus difficile...!